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La faune du lac, des roselières au salon

Baigner son chien dans le lac : courants, cyanobactéries, rinçage

Avatar de Josselin Dupraz-Néel

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Un chien se jette dans le lac dès qu’il en voit l’occasion, sans jamais se demander si l’eau est saine ou si le courant qui longe la berge va compliquer son retour vers la plage.

Choisir une zone abritée, éviter les à-pics

Les zones de baignade surveillées ou clairement dégagées, à pente douce et fond visible, restent les plus sûres pour un chien qui découvre le lac : elles évitent les brusques changements de profondeur et les courants qui se forment près des embouchures de rivières ou des zones portuaires. Un chien fatigué par une longue marche ne doit jamais être encouragé à une longue baignade immédiatement après l’effort, le corps encore chaud et les muscles sollicités rendant la nage plus risquée qu’au repos.

Rester à l’écart des zones de navigation

Les abords des ports, des chenaux balisés et des zones fréquentées par les bateaux de plaisance présentent un danger que beaucoup de maîtres sous-estiment : un chien qui nage loin de la berge, en particulier dans une zone où circulent des embarcations à moteur, devient difficile à repérer depuis un poste de pilotage, surtout par eau clapotante. Mieux vaut choisir une crique bien dégagée, à l’écart de tout passage de bateaux, plutôt qu’un rivage proche d’un chenal de navigation.

Un chien qui nage longtemps peut aussi se fatiguer plus vite qu’il ne le montre, en particulier par vent qui forme du clapot et complique chaque mouvement de nage : un rythme de respiration qui s’accélère, une tête qui s’enfonce davantage à chaque brasse, doivent inciter le maître à rappeler l’animal vers la berge sans attendre un signe plus net d’épuisement.

Les cyanobactéries, un risque qui se surveille

Par forte chaleur et eau stagnante, des proliférations de cyanobactéries peuvent apparaître localement sur certaines zones du lac, reconnaissables à une eau trouble, verdâtre, parfois en surface comme une pellicule colorée. L’ingestion de cette eau, ou même le simple contact prolongé sur le pelage, peut provoquer chez le chien des troubles digestifs et neurologiques sérieux, apparus parfois en quelques heures seulement après la baignade.

Les alertes relatives à la qualité de l’eau, émises localement par l’agence régionale de santé en lien avec les autorités préfectorales, sont généralement relayées sur les sites institutionnels du département et méritent d’être consultées avant toute baignade prolongée en période de forte chaleur, en particulier sur les zones peu brassées par le vent : la préfecture de Haute-Savoie centralise ce type d’information.

Rinçage et hydrocution, deux réflexes après la baignade

Un rinçage à l’eau claire, dès le retour à la maison, retire du pelage les résidus d’algues, de sel minéral ou de micro-organismes qui pourraient sinon être ingérés par léchage une fois le chien sec. Ce rinçage protège aussi la peau des irritations qui apparaissent parfois plusieurs heures après une baignade en eau trouble.

L’hydrocution guette un chien qui plonge brutalement dans une eau froide alors qu’il vient de courir sous un soleil de plein été : le choc thermique peut provoquer une perte de connaissance immédiate, y compris chez un bon nageur. Laisser le chien se mouiller progressivement les pattes puis le ventre avant une immersion complète réduit sensiblement ce risque.

  • Privilégier une entrée progressive dans l’eau, jamais un plongeon après un effort.
  • Vérifier l’absence d’alerte cyanobactéries avant une baignade prolongée.
  • Rincer systématiquement le chien à l’eau claire au retour.

D’autres précautions, propres à la santé du chien après l’effort, sont détaillées dans notre rubrique soins et bien-être animal, utile pour compléter cette vigilance au bord de l’eau.


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